29/05 - Y'a pas le feu au lac #24

29 mai 2021
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Bonjour,

Grüezi,

Buongiorno les petits Suisses,

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai passé samedi dernier une soirée trépidante lors de la finale du 65ème Concours de l’Eurovision de la chanson qui se déroulait à Rotterdam, aux Pays-Bas. Que d’émotions les concurrents nous on donné et, bien évidemment, en particulier notre Suisse romand Gjon’s Tears qui a réussi son pari à deux marches près et termina à la troisième place du podium avec sa superbe chanson « Tout l’univers »!

Ce jeune homme de 22 ans, de son vrai nom Gjon Muharremaj, dont les parents sont originaires d’Albanie et du Kosovo, est né à Saanen et a grandi dans le village gruérien de Broc dans le canton de Fribourg.

On avait déjà pu le voir et surtout l’entendre en 2019 dans la version française de l’émission télévisée The Voice. Il faisait alors partie de l’équipe de Mika et était parvenu jusqu’au stade des demi-finales.

La chanson « Tout l’univers » qu’il présentait samedi dernier, a été travaillée par Gjon avec Wouter Hardy, l’un des auteurs d’Arcade qui n’est autre que la chanson gagnante de l’Eurovision 2019, et Nina Sampermans, une auteure-compositrice belge.

La chanson est née très rapidement. Nina parlait de « Ground Zero », cette expression qui s’est développée après le 11-Septembre, a attiré l’attention de Gjon et l’idée de partir de quelque chose de construit, au vide total a germé dans sa tête. Le côté cruel de cette expression mais son côté positif, aussi avec la reconstruction. La chanson décrit la sensation de vivre une explosion. Elle évoque le cycle de la vie. Les paroles ont été traduites en français par Xavier Michel d’Aliose. Au départ, elle s’appelait « Point d’impact ». Mais cette chanson est pour Gjon très optimiste. C’est la raison pour laquelle elle a été intitulée « Tout l’univers », pour qu’on puisse se projeter. Et dans le clip, Gjon voulait montrer qu’on était les seuls à pouvoir chercher des choses en nous pour se battre. L’accident de voiture s’inspire aussi d’une de ses expériences.

Pour la petite histoire, Gjon’s Tears a aussi remporté samedi dernier le prix Marcel-Bezençon de la Meilleure composition.

Pour rappel, le Suisse Marcel Bezençon, vaudois d’origine, décédé en 1981 à l’âge de 73 ans n’est autre que le fondateur du Concours Eurovision de la chanson dont la première édition a eu lieu en 1956 en Suisse, à Lugano, dans le Tessin.

Maintenant, je veux vous parler d’autres Suisses qui ont brillé le weekend dernier à travers la Coupe du Monde de Triathlon qui se déroulait ici au Portugal et plus précisément à Lisbonne. Je parle en particulier de Nicola Spirig, la zurichoise de 39 ans qui a permis à la délégation suisse de terminer en beauté ce weekend de coupe du monde. Sur la distance olympique, Nicola Spirig a comblé son retard de plus d’une minute à la sortie de la natation grâce au vélo. Elle a ensuite été la plus rapide à la course des 48 athlètes.

9 semaines avant les Jeux Olympiques de Tokyo, celle qui va disputer ses 5èmes Jeux a prouvé qu’elle était en forme à 39 ans, tout de même !

La Suisse a quitté donc le Portugal avec la 3è place par équipe vendredi dernier et la 2ème de Max Studer samedi dernier.

Pour terminer, le Conseil fédéral nous a annoncé cette semaine, un assouplissement des règles d’entrée en Suisse relatives au COVID.

Les personnes vaccinées seront désormais exemptées pour une durée de six mois de l’obligation de quarantaine comme de l’obligation de dépistage ainsi que de l’obligation de fournir leurs coordonnées lors de leur entrée sur le territoire Suisse. Pour cela, il faut toutefois qu’elles soient complètement vaccinées avec un vaccin autorisé en Suisse ou par l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’exemption de quarantaine pour les voyageurs et d’obligation de dépistage lors de l’entrée sur le territoire vaut aussi pour les enfants de moins de 16 ans.

Une lueur d’espoir tout de même !

Je vous dis à très bientôt, portez vous bien, où que vous soyez et « Y a pas le feu au lac ».

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