03/04 - Y'a pas le feu au lac #17

03 avril 2021
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Bonjour,

Grüezi,

Buongiorno les petits Suisses,

Elisabeth GERRITZEN, ce nom ne vous dit pas grand chose pour l’instant. Cette lausannoise de 25 ans a remporté cette semaine pour la deuxième année consécutive, l’Xtrème de Verbier, en Valais et s’est offerte le titre mondial de freeride en réussissant un véritable exploit en domptant à nouveau le Bec des Rosses, tant le freeride est fait d’imprévus. Et aucune skieuse n’y était d’ailleurs parvenue jus qu’ici. Avec un statut renforcé, Elisabeth Gerritzen va pouvoir continuer à mener ses combats, à commencer par l’égalité des genres. La semaine dernière, elle avait demandé avec Marion Haerty à s’élancer du sommet du Bec des Rosses, comme les hommes. Un choix largement contesté par les autres rideuses et par le patron du Freeride World Tour Nicolas Hale-Woods. La polémique a finalement été éteinte en raison de l’état de la face : tout le monde est parti du « départ des femmes », sur le petit Bec. Mais l’étudiante en droit ne compte pas arrêter ses batailles et la compétition de sitôt, afin également de faire passer ses messages. Autre lutte que mène la Vaudoise, celle pour la défense de l’environnement. Elle explique que ce qui est primordial, c’est de ne pas faire quinze aller-retour en avion par saison. Pour elle, la pandémie a donc eu des effets positifs, freinant le rythme des voyages. Mais elle a également un projet de film personnel sur les inégalités dans l’industrie du ski.

Elle explique d’ailleurs que plus jeune, on l’invitait seulement pour faire du shooting photos d’habits ou d’elle en portant des skis… Mais en fait, il faut aussi demander aux filles de venir skier, de venir faire des « backflips », de venir « rider » des lignes qui font peur afin qu’elles se sentent légitimes dans la progression du sport... Il manque une volonté de faire évoluer les choses.

En restant encore un peu dans le sport, le suisse le plus connu au monde, Roger FEDERER, tennisman vainqueur de vingt tournois du Grand Chelem a décidé de mettre à contribution son image et sa notoriété en devenant l’ambassadeur du tourisme en Suisse pour y vanter les charmes du pays. Suisse Tourisme va notamment utiliser cette collaboration avec le champion dans des projets communs pour développer une promotion globale du pays qui en a assurément bien besoin. Désormais, avec des petites vidéos, Roger Federer va faire découvrir les sites incontournables de notre pays et comme il le dit, le meilleur de la Suisse. Tous les gains seront reversés à une œuvre de charité.

Pour occuper votre long weekend pascal, je vous présente encore deux actualités culturelles, à savoir…

La diffusion sur Arte depuis le 25 mars dernier, du film en six épisodes « Le Prix de la paix », une série historique sur la Suisse de 1945 et qui lève le voile sur un aspect méconnu de la Suisse d’après-guerre. En suivant le destin d’une famille d’industriels suisse, la série explore les conséquences de la Seconde Guerre mondiale pour notre pays qui a bâti sa paix au prix fort.

1945. La guerre est finie. La Suisse, petit pays neutre au cœur de l’Europe, a été épargnées : Klara, son fiancé Johann et son frère Egon sont tournés vers l’avenir. Tandis que Klara tente de réparer les blessures des survivants de l’Holocauste, Johann, qui travaille pour son père industriel, espère sauver et moderniser l’entreprise textile bien établie et pourtant en difficulté de son beau-père. De retour à la maison, Egon fait ses premiers pas dans le bureau du procureur général. Sa mission : pourchasser les nazis évadés. Tous trois se rendent vite compte que cette façade de paix se construit avec le sang des victimes de la guerre…

La deuxième actualité culturelle est ce récent ouvrage intitulé « 100Elles » des éditions Georg à Genève, et qui met en avant ces femmes qui ont marqué Genève.

Vers la fin du XVIIè siècle, la deuxième plus grande fortune genevoise est celle d’une femme, Elisabeth Baulacre, qui gère de façon indépendante la fabrique de dorures héritée d’un premier époux tôt décédé. Elle la développe même considérablement, employant jusqu’à un millier de personnes. Telle est l’une des cent personnalités mises en lumière par l’ouvrage « 100Elles », fruit d’une collaboration entre des historiennes de l’Université de Genève et des artistes de la HEAD, qui n’est autre que la Haute Ecole d’Art et de Design, sous la houlette du collectif genevois l’Escouade.

Voilà donc pour aujourd’hui.

Je vous souhaite le plus agréable des weekends pascal, je vous dis à la semaine prochaine, où que vous soyez, prenez bien soin de vous et « Y a pas le feu au lac ! ».

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