Ferrari 812 competizione 

17 janvier 2022
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Bonjour tout le monde ! 

Alors, la vie de chroniqueur automobile est une vie de solitaire… lorsqu’en en novembre dernier, j’avais trois billets pour Bucarest, c’est seul que je suis allé quatre jours durant essayé la toute nouvelle Dacia. Mais il faut croire que dans la vie, tout peut changer, la preuve, lorsque j’ai annoncé à Thierry et Jean Guillaume que je cherchais deux personnes pour m’accompagner pour un essai à Maranello, le berceau de Ferrari, qu’il était émouvant de voir ces deux professionnels se porter spontanément volontaire. Vraiment un tel élan confraternel m’a fait chaud au cœur ! 

Aujourd’hui, je vais vous parler de la Ferrari 812 competizione ! alors attention, ce n’est pas du lourd, c’est du très lourd. Jugez plutôt : V12 (c’est la marque de fabrique de ce constructeur) de 6,5 L de cylindrée, 830 CV au régime himalayesque de 9 500 tr/mn, soit le moteur atmosphérique de route le plus puissant jamais construit par la firme au cheval cabré, 830 Nm de couple le tout pour une tonne cinq, donnant des accélérations dantesques, un 0 à 100 expédié en 2,85 s et si vous gardez le pied droit dedans, moins de 4,5 plus tard, vous franchissez la barre des 200 km/h, une V/max de 340 km/h ! d’ailleurs, d’après Thierry, passé 320 km/h, le train avant se cherche un peu… celui-là, peut pas s’empêcher de critiquer, d’ailleurs Thierry, pour la prochaine sortie ce serait bien que vous passiez votre permis de conduire ! ça se fait… 

Dans cette automobile, le plus bluffant est peut-être son train arrière, en effet, si comme beaucoup d’autres et un peu à l’initiative de Renault d’ailleurs, Ferrari a équipé sa 812 de roues arrières directrices, les ingénieurs ont poussé le système encore plus loin, je m’explique, à l’accélération en ligne droite, le système applique une sorte de carrossage négatif des roues (un peu comme la technique du chasse neige à ski) améliorant la stabilité et au freinage et pour le même souci de stabilité, ces roues faisant l’exact inverse, dans les virages, toutes les roues braquent, mais celle de l’extérieure toujours un peu plus que celle de l’intérieur, donnant une agilité de voiture beaucoup plus courte, tout simplement diabolique ! le freinage, aussi endurant que puissant ne souffre pas la critique, disques de carbone-céramique oblige. Aérodynamiquement, le moindre centimètre carré a été optimisé pour rendre ce supercar le plus efficient possible, le plus efficient possible, mais le plus moche aussi, dire que cette voiture est d’avantage l’œuvre d’un créateur de mangas que d’un designer italien est une évidence, assurément, cette voiture plaira aux amateurs de tuning, Pinin Farina père et fils devant certainement se retourner dans leurs tombes. Volume de coffre, aspects pratiques, comment dire ? cette deux places est à la modularité ce que Jean Castex est au sex appeal. 

Coté tarif, bon, comptez un demi-million d’euros, vous trouvez ça un peu cher ! ça tombe bien, ce n’est pas votre problème, puisque tous les exemplaires de cette série limitée sont déjà vendus. Vive la crise ! 

Merci, au revoir et bonne route ! 

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