Ferrari Dino

26 octobre 2020
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Plus tard quand je serai grand, je serai Danny Wilde ! mais bon, en attendant et bien, et ben j’suis chroniqueur sur la frenchradio… attention, mon sort est enviable,tickets restau, carte essence club total,treizième mois, etbien d’autres avantages que nous procurenotre CE, ah non mais, je suis très en vue dans mon quartier.

Mais bon, je reconnais,je ne suis pas millionnaire, je ne vis pas entre Londres et Rome, ne collectionne pas les jolies filles (quand j’ai levé deux boudins dans l’année, ma mère va bruler un cierge à Lourdes)et mon meilleur ami n’a rien d’un lord ! il n’a même jamais décuité depuis le 10 mai 81…

Oui mais voilà, le weekend dernier, j’ai pu conduire, deux jours durant, une Dino 246 GT, oui M’sieurs Dames, celle-là même que conduisait mon idole de quand j’étais petit ! et je peux vous affirmer que lorsque je l’ai aperçu, grande fut mon émotion, ses courbes à la fois sensuelles et légères sont à tomber, ses proportions parfaites (je parle de la Dino, pas de l’une de mes hypothétiques conquêtes) et oui que voulez-vous dans les œuvres (le mot n’est pas trop fort) de Pininfarina, il y avaient une certaine féminité, une pureté… et dire que cette voiture n’a jamais été considéré comme une Ferrari par le commendatore lui-même, Enzo Ferrari ne jurant que par les moteurs V12 longitudinaux placé à l’avant soit l’exact opposé de cette berlinette V6 (moteur V6 pourtant conçu par son regretté fils surnommé… Dino). A l’intérieur, le charme opère tout autant et bien quetout paraissefrêle, rien ne fait désuet, justefonctionnel, rationnel, sans faute de gout, une vraie GT en somme, les baquets Daytona sont aussi beaux qu’étonnement confortables et cela tombe bien car vous n’êtes assis qu’à quelques centimètres du sol, ne comptez donc pas sur les suspensions pour voyager sereinement…mais surtout quel plaisir de retrouver la fameuse grille de boite de vitesses mécanique au tintement si caractéristique ! coté tenue de route, sachant que je ne me suis pas permis de pousser cette désormais vénérable auto dans ses retranchements, j’ai été très agréablement surpris par l’accroche du train avant et la vivacité de l’ensemble, mais bon, elle ne pèse que 1230 kg la vedette ! Concernant le moteur, je ne sais pas s’il faut mettre cela sur le temps (la voiture essayéea bientôt un demi-siècle) ou l’enthousiasme des ingénieurs Ferrari de l’époque, mais sur les 195 chevaux annoncés, ou une bonne quinzaine sont morts ou si l’on abien le compte, on parlera plutôt de poneys que de purs sang, néanmoins leurs hennissementssont très sympathiques et c’est bien là le plus important, une ambiance, des odeurs d’essence, parfois entêtantes, une petite dérobade du train arrière à la sortie d’un des virages serrésde la grande corniche et cette impression que vous allez retrouver votre ami Brett Sinclair à l’hôtel de Paris pour boire un créole crème. Comme vous, avec cette chronique, j’entends le générique d’amicalement vôtre et la voix de Michel Roux,laissant poindre en nous, une certainemélancolie, si sisi…

La semaine prochaine, une spéciale grosse moustache, torse poilu et short ras le paquet, puisque je vous parlerai de la Ferrari 308 de Magnum !

Au revoir, merci et bonne route.

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