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Coronavirus : le lycée français ferme ses portes jusqu’au 24 mars

Les conséquences du coronavirus prennent de l’ampleur. D’abord, la nouvelle est tombée ce midi, le lycée français Charles-Lepierre de Lisbonne a décidé de fermer ses portes jusqu’au 24 mars, sur décision de l’ambassade de France dont il dépend. « Par mesure de précaution », précise la direction du lycée, car c’est confirmé, une élève du lycée est porteuse du coronavirus. Un suivi pédagogique va être mis en place pour tous les autres élèves, appelés à rester chez eux. 

Le Portugal compte désormais 41 patients infectés par l’épidémie. Le gouvernement a décidé de renforcer les mesures de prévention. Plusieurs universités du pays ont décidé de suspendre les cours. Les matchs de football professionnels seront désormais joués à huis clos. Les institutions culturelles prennent aussi les devants. A Porto, la mairie vient de décider de fermer les musées et théâtres municipaux. 

Par ailleurs, l’exécutif envisage de faciliter pour les entreprises le régime de « lay-off », c’est-à-dire qu’elles pourront suspendre plus facilement les contrats de leurs employés ou réduire les heures de travail si leur activité ralentit. Les syndicats ont déjà fait part de leur inquiétude quant à cette décision. 

Les conséquences de l’épidémie du coronavirus sur le trafic aérien sont également inédites. Sans clients, de nombreux avions dits « fantômes » volent presque à vide actuellement dans le ciel européen. Les compagnies y sont contraintes par les normes internationales sous peine de perdre leurs droits au profit de compé­ti­teurs, et donc perdre au final des parts de marché. La TAP, la compagnie portugaise, s’est tout de même engagée à supprimer 3 500 vols à cause du coronavirus : soit 7 % des vols de mars, 11 % en avril et 19 % des vols de mai. Les futurs passagers seront informés et placés sur d’autres vols. 

La Protection civile donne un avis défavorable au projet d’aéroport à Montijo

Dans le reste de l’actualité, le projet d’aéroport à Montijo vient de connaître une nouvelle déconvenue. Aux résistances de certains élus locaux s’est ajouté hier l’avis défavorable rendu par l’Autorité nationale de la protection civile portugaise. Cette structure, placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, rappelle d’abord qu’à Montijo, sur la rive sud du Tage, à la sortie du pont Vasco de Gama, la possibilité que surviennent des séismes et des tsunamis reste élevée. La Protection civile appelle aussi à ne pas négliger le risque d’accidents, notamment de collisions entre les avions et les oiseaux, nombreux sur le site.

Insécurité en hausse dans les quartiers touristiques de Lisbonne

L’insécurité augmente dans les quartiers touristiques de Lisbonne. Principalement dans deux des plus emblématiques de la capitale : la Mouraria et l’Alfama. Le journal i rapporte que le nombre de vols ne cesse d’augmenter depuis des semaines. Évidemment, les touristes sont les proies privilégiées des agresseurs. Les autres victimes sont les habitants et les commerçants de ces quartiers. Tous se plaignent auprès de la municipalité du manque de contrôle et d’éclairage public dans les rues étroites de ces quartiers, où l’on vend de la drogue à la nuit tombée. L’élu local Miguel Coelho, président de la freguesia de Santa Maria Maior, affirme au journal i qu’il a fait remonter ces inquiétudes au ministère de l’Intérieur.

Engie obtient de l’accord de l’UE pour se renforcer dans l’hydroélectricité au Portugal

Bruxelles a donné son feu vert. La Commission européenne a approuvé hier l’acquisition de six centrales hydroélectriques au Portugal par un consortium français. Ce consortium est dirigé par le groupe électricien Engie, le Crédit Agricole et enfin la société de gestion Mirova,  filiale de Natixis. Total de l’opération : 2,2 milliards d’euros. Les centrales, toutes dans la vallée du Douro, sont actuellement détenues par EDP, l’entreprise énergétique portugaise. La Commission européenne a conclu que la concentration envisagée ne soulevait pas de problème de concurrence en raison de son impact limité sur le marché. Désormais, le groupe Engie attend l’accord du gouvernement portugais pour valider cette acquisition.