Ana Ferreira conseillère municipale PSD de Seixal nous parle de l’élection présidentielle en particulier et de la vie politique portugaise en général

27 octobre 2020
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S’il est un parti pour lequel l’élection présidentielle peut sembler un boulevard, c’est bien le PSD (Parti Social-Démocrate, parti de centre droit, libéral et de gouvernement). L’actuel Président de la République Portugaise Marcelo Rebelo de Sousa en est un de ses membres les plus connus et s’il n’a pas encore annoncé sa candidature à un second mandat, il est crédité dans les sondages d’une victoire très nette dés le premier tour (autour de 60% des voix).

Ce que nous explique Ana Ferreira, luso-descendante, membre elle aussi du PSD et élue au conseil municipal de Seixal, c’est que l’élection présidentielle n’est pas un des plus grands temps forts de la vie politique portugaise, les législatives sont capitales, car le vainqueur gouvernera durant 4 années, puis viennent ensuite les municipales, qui ont une importance toute particulière dans un pays qui ne compte ni départements ni régions.

Le Président sortant s’il se représente sera bien entendu soutenu par le PSD même s’il a été élu non en tant que membre du PSD, mais en tant que candidat indépendant. Il a gouverné avec un premier ministre socialiste avec lequel les relations ont été très bonnes, certains membres de l’opposition en font le reproche au Président de Sousa qui ne s’est jamais opposé au gouvernement, même s’il n’a pas les moyens juridiques de par la constitution d’être un obstacle aux décision gouvernementales. Ses pouvoirs sont restreints, il nomme le Premier Ministre mais ne gouverne pas, son domaine se limite aux prérogatives purement régaliennes. Il n’en demeure pas moins que l’apport du très populaire et très accessible Président de Sousa a été de réconcilier sa fonction avec le peuple, il a par exemple ouvert le Palais présidentiel aux visites, aux scolaires, il a activement représenté le Portugal à l’étranger et est resté très proche du peuple portugais, contrairement à son prédécesseur beaucoup plus distant.

Ana Ferreira nous explique ces subtilités de la vie politique portugaise.

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