15/01 - Y'a Pas Le Feu Au Lac

15 janvier 2021
Télécharger le podcast

Bonjour,

Buongiorno,

Grüezi les petits Helvètes !

Les Suisses n’arrêteront pas de nous étonner !

La police de Zoug, un petit canton de suisse centrale qui est tout de même une des capitales mondiales du courtage des matières premières, a décidé d’aller à la rencontre de la vie, en ces temps de crise sanitaire, avec le sourire, et pas des moindres!

Les agents des forces de l’ordre se sont ainsi inspirés de la mélodie du tube « Jerusalema » de la chanteuse Nomcebo, devenu au fil de 2020 un tube planétaire, pour danser dans une vidéo diffusée sur des réseaux sociaux.

Son porte-parole indique que l’objectif de leur vidéo est d’arracher le plus possible de sourires dans la population, rien que le temps de la chanson. Et bien je pense que c’est gagné !

Alors, je vous laisse vous exprimer chez vous à la maison avec vos enfants, vos amis, vos familles pour vous déhancher sur ce tube !

Une autre idée bien de chez nous et non des moins étonnantes est celle du GHOST FESTIVAL.

Par ces temps d’isolement, pourquoi la programmation d’un festival?

Cette manifestation vient à la rescousse des musiciens suisses avec une affiche impressionnante: le groupe lucernois Alois, Stephan Eicher, le rappeur genevois Slimka, la rappeuse KT Gorique ou encore la chanteuse lausannoise Billie Bird… Il réunit 300 artistes suisses sur deux jours de concerts les 27 et 28 février prochain.

De quoi se réjouir s’il n’existait pas une précision d’importance majeure: la manifestation est totalement fictive. Si le festival n’existe pas, la billetterie, elle, est bien réelle. Le public peut acheter des pass de soutien à l’événement et l’argent récolté sera par la suite reversé à tous les artistes programmés qui ne se produiront pas et ne proposeront pas de contenus en streaming.

La manifestation fantôme a tout d’un vrai événement avec son identité visuelle forte et ses affiches, noires avec un trait blanc, qui ont été placardées dans plusieurs villes suisses.

A vos agendas !

Pour rester dans une musique détonnante, un vrai coup de cœur, je vous présente Elina DUNI, une chanteuse de jazz helvetico-albanaise vivant à Berne.

Son dernier opus sorti chez ECM Records en novembre dernier, « Lost Ships », un hommage aux migrants, est un voyage musical. Son répertoire sophistiqué mêle des musiques traditionnelles des Balkans à des standards des chansons anglo-saxonnes et françaises.

Un pur moment d’enchantement à écouter impérativement.

Maintenant, un peu de lecture avec deux livres sortis aux éditions Slatkine ce mois-ci:

  • le premier, l’ »Abécédaire politique », de Bertrand REICH, avocat au Barreau et président du PLR genevois résume la politique en 26 thèmes. Il a choisi de partager ses réflexions et sa vision, issues de plus de 30 ans d’engagements en politique sur ces 26 thèmes, en oscillant entre humour et gravité, dérision et espoir. Il rend donc un fervent hommage à la politique qui l’anime depuis tant d’années.

Ce livre est illustré par PECUB, philosophe et dessinateur suisse, familier aux lecteurs romands pour ses innombrables dessins de presse, cocasses et bienveillants.

Un bon moment de lecture, une invitation au dialogue sur chacun des thèmes proposés, sans prises de têtes.

  • le second « Gabrielle Chanel, les années d’exil ».

Un énième livre sur Chanel, me direz-vous ?

Marie-Christine FERT, journaliste tant en France qu’en Suisse, elle aussi passionnée de politique nous conte le parcours sinueux emprunté par la styliste révolutionnaire Coco Chanel, dans les coulisses de la grande histoire, et qui l’a conduite au bord du lac Léman à la Libération.

Cinquante ans après sa disparition, cette créatrice, enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne, et qui a passé une grande partie de sa vie en terre vaudoise, continue à faire rêver des millions de femmes et aussi d’hommes, bien sûr.

Alors, pourquoi Gabrielle Chanel avait-elle choisi la Suisse pour dernière demeure ?

A travers l’examen d’archives, cette enquête révèle de nouvelles informations sur ses années d’exil sur les rives de notre beau lac Léman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Voilà pour aujourd’hui.

Je vous dis à la semaine prochaine, où que vous soyez, et « Y a pas le feu au lac ! »

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article