Les calls Center, un foyer du Coronavirus au Portugal ? 

Alors que tout le monde ne cesse d’appeler à l’isolement, au confinement, et de rester chez soi, beaucoup se sont mis au télétravail, d’autres n’en sont pas encore là. C’est le cas des centres d’appels comme Teleperformance, Sitel ou encore Majorel pour ne citer qu’eux. 

Situés au Portugal, à Lisbonne, Porto ou Braga, les salariés sont nombreux à prendre encore les transports en commun et à se rendre au travail sans mesures de précautions prises face à la pandémie qui fait rage dans le pays. 

Beaucoup de salariés ont peur, et certains ont même refusé de retourner travailler depuis lundi. C’est le cas de Martine*, qui travaille chez Sitel depuis plus d’un an et qui a préféré ne pas retourner au travail lundi 16 mars. Première raison « car j’avais de la toux, j’ai préféré me préserver pour protéger les autres et aussi me protéger moi, car les mesures de sécurités sanitaires n’ont pas encore été prises ».

À Sitel, à Porto, un jeune homme français se préoccupe également de la situation et de leurs conditions de travail. Il raconte une anecdote « une de nos collègues toussait, elle est restée en confinement à l’écart dans une pièce à part, avec de l’eau à disposition et un masque sur le visage, et sa porte ouverte. Une porte qui donne sur le couloir à côté des sanitaires, où tout le monde passe. Ce n’est pas rassurant ».  Ce n’est pas la seule personne a etre intervenue sur l’antenne de la French Radio car mercredi matin Vincent Barros ouvrait son journal du Portugal en français par une interview poignante.

L’entreprise, très réputée de centre d’appel, Téléperformance à Lisbonne n’est pas en reste. Un jeune français qui y travaille depuis plusieurs mois est également révolté de la situation et du faible niveau de mesures de sécurité prises par l’entreprise. Il n’est pas retourné travailler depuis vendredi, aux risques de se voir renvoyer ou de ne pas être payé. 

Une autre personne, travaillant chez Sitel à Lisbonne cette fois-ci, essaye de faire des pieds et des mains pour faire entendre son désarroi car elle, continue de se rendre au travail tous les jours, par crainte de perdre son emploi ou de ne plus être payée.

Elle a également adressé un courrier à l’Ambassade de France et aux conseillers consulaires pour faire bouger les choses. 

Nous avons tenté de joindre des responsables au sein de Teleperformance Lisbonne et Majorel, mais aucune réponse nous a été donnée pour le moment.

* Les prénoms de nos interviewés ont été changés à leur demande pour conserver leur anonymat de crainte de subir des représailles de la part de leurs employeurs. 

Nous commençons ce reportage spéciale avec le témoignage d’un jeune homme qui travaille dans le très réputée centre d’appel Téléperformance à Lisbonne. Il est révolté révolté de la situation et du faible niveau de mesures de sécurité prises par l’entreprise. Il n’est pas retourné travailler depuis vendredi, aux risques de se voir renvoyer ou de ne pas être payé.