Les infos de la semaine : Remdésivir, Oscars du tourisme, règles sanitaires, gagnants de la crise, état d'urgence

07 novembre 2020
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Comme chaque samedi, on vous propose une petite sélection d'informations qui ont marqué la semaine, en s'appuyant sur les flashs infos que vous pouvez écouter tous les jours sur La French Radio.

Commande du traitement administré à Donald Trump

Lundi, on apprenait que le Portugal a décidé de miser sur le traitement administré à Donald Trump, un médicament qui avait été décisif dans sa guérison du Covid-19 il y a un mois. Le gouvernement d'Antonio Costa a autorisé la commande de 100 000 doses de Remdesivir, un antiviral développé par le laboratoire pharmaceutique américain Gilead. Le tout pour un coût de 35 millions d'euros. Au total, 17 000 patients au Portugal devraient bénéficier de ce traitement en injections. 

Tourisme : le Portugal de nouveau élu meilleure destination européenne

Mardi, on revenait sur les nombreuses récompenses, 21 au total, remportées par le Portugal lors de la cérémonie des World Travel Awards, qu'on appelle aussi les "Oscars du tourisme". Pour la quatrième année consécutive, le Portugal a été élu "meilleure destination européenne". Porto a été sacrée "meilleure ville pour une escapade urbaine", Lisbonne a été distinguée pour son port de croisières. Les Açores sont par ailleurs sortis vainqueurs dans la catégorie du tourisme d'aventure. Enfin les Passadiços do Paiva, dans le nord du pays, ont de nouveau été élus "meilleure attraction touristique" dans la catégorie aventure.

De nouvelles règles sanitaires à respecter depuis mercredi

Mercredi, de nouvelles règles sanitaires sont officiellement entrées en vigueur au Portugal. Des règles plus strictes qui devront être respectées au moins jusqu'au 19 novembre, dans 121 municipalités où le risque de contagion est élevé. Cela concerne bien sûr les métropoles de Lisbonne et de Porto, et 70 % de la population en général. Le port du masque, lui, est obligatoire sur la voie publique partout dans le pays. Plutôt que d'adopter un confinement pur et dur, le gouvernement a décidé de faire confiance aux citoyens, en les appelant à ne sortir de chez eux que pour le strict nécessaire. Mais la liste des autorisations de sortie est longue : il est par exemple possible de sortir de chez soi pour aller travailler, étudier, faire ses courses, consulter un médecin, promener un animal domestique, aller à la banque/poste/assurances, sortir du territoire national, porter assistance à un proche, et même assister à un spectacle culturel et faire du sport à l’air libre, etc. 

Travail : les gagnants de la crise

Jeudi, on s'intéressait au travail, un secteur qui n'échappe évidemment pas à la pandémie. Soixante-six mille emplois ont disparu depuis le début de l'année, selon l'Institut national des statistiques. La grande majorité dans le tourisme, principalement le logement et la restauration. Mais d'autres secteurs tirent profit du contexte et se révèlent être "les gagnants de la crise". Trente mille emplois ont été créés, par exemple, dans les domaines de l'information et de la communication. Les entreprises technologiques ont également le vent en poupe à la faveur du télétravail et du commerce en ligne. L'emploi a aussi augmenté dans les domaines du conseil, scientifique et technique, et enfin dans les activités financières et d'assurance.

Entrée en vigueur lundi de l'état d'urgence 

Vendredi, le Parlement a approuvé le nouvel état d'urgence, qui restera en vigueur jusqu'au 23 novembre. Plusieurs informations sont à retenir du décret mis au point par le président Marcelo Rebelo de Sousa. D'abord, il donne la possibilité au gouvernement d'instaurer un couvre-feu partout où ce sera nécessaire. A partir de lundi, l'exécutif pourra également imposer le contrôle de la température et même un test de diagnostic du coronavirus pour accéder à certains lieux et services. Ce peut être le cas, par exemple, à l'entrée des entreprises, mais aussi d'installations commerciales, culturelles ou sportives, des maisons de retraite, des établissements de santé ou encore des prisons.

Enfin durant ce nouvel état d'urgence, les services de santé privés pourront être mobilisés en cas de besoin, de même que l'armée pour assurer le traçage et le suivi des cas contacts.

C'est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi à partir de 7 h 30 pour un nouveau flash infos. Bon week-end !

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