Les infos de la semaine : faible insécurité, immunité collective, Cascais "désinterdit", cannabis thérapeutique, déconfinement

27 février 2021
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Comme chaque samedi, on vous propose une petite sélection d'informations qui ont marqué la semaine, en s'appuyant sur les flashs infos que vous pouvez écouter tous les jours sur La French Radio.

Le Portugal a l'un des plus faibles taux de violence d'Europe

Lundi, on annonçait que le Portugal présentait l'un des plus faibles taux de violence d'Europe, selon un rapport inédit divulgué par l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne. On y apprend que sur le millier de Portugais interrogés, seulement 4 % disent avoir subi une forme de violence au cours des cinq dernières années, alors que la moyenne européenne est de 9 %. L'étude révèle qu'un tiers des actes de violence constatés au Portugal ont lieu à la maison et que 80 % des personnes violentes sont des hommes. 

Vaccination : l'immunité collective pourrait finalement être atteinte en août

Mardi, on évoquait le plan de vaccination, dont l'horizon s'éclaircit. L'immunité collective, initialement annoncée pour la fin de l'été, pourrait finalement être atteinte début août. La disponibilité des vaccins contre le Covid-19 s'est améliorée et les prévisions ont changé. C'est ce qu'a annoncé le vice-amiral Gouveia e Melo, le coordinateur du plan de vaccination. Le Portugal va pouvoir vacciner 100 000 personnes par jour lors du deuxième trimestre. Il est actuellement le 27e pays au monde qui vaccine le plus sa population. 

Cascais rouvre à la promenade son front de mer, ses plages et ses parcs

Mercredi, on prenait une première bouffée d'oxygène à Cascais. Désormais, les résidents de cette municipalité située tout près de Lisbonne peuvent de nouveau se balader sur le front de mer, sur la plage et dans les parcs. Les promenades sont même autorisées jusqu'à la plage de Carcavelos, y compris l'activité physique et même la pratique du surf. En revanche, il est interdit de rester et de s'installer dans les espaces publics. Cascais a donc décidé cette semaine de s'affranchir du confinement, qui est en vigueur depuis le 15 janvier et qui le reste partout ailleurs dans le pays. Le maire, Carlos Carreiras, justifie ce relâchement des restrictions sanitaires par la baisse du nombre d'infections au Covid-19 chez ses administrés. L'édile estime qu'il use de son bon droit, celui de "désinterdire".

Un premier traitement à base de cannabis vendu en pharmacies à partir d'avril

Jeudi, on apprenait que l'industrie du cannabis thérapeutique venait de franchir une étape importante. Deux ans après l'entrée en vigueur de la loi qui autorise sa commercialisation, un premier traitement va faire son apparition dans les pharmacies portugaises en avril. Ce produit a été validé par l'Infarmed, l'autorité du médicament au Portugal. Et il a été conçu dans l'usine de la multinationale canadienne Tilray près de Coimbra, à Cantanhede précisément. Ce traitement se présentera sous la forme de fleurs séchées à vaporiser, 150 euros les 15 grammes. Il est recommandé pour soulager notamment les symptômes associés à la douleur chronique, les traitements du cancer ou encore les troubles de stress post-traumatique.

Le confinement prolongé et validé par une grande majorité de Portugais 

Vendredi enfin, on annonçait que le confinement était officiellement prolongé jusqu'au 16 mars. Le Parlement a approuvé la veille le décret présidentiel qui renouvelle l'état d'urgence pour quinze jours. Une décision de prudence approuvée par une grande majorité de Portugais, si l'on en croit un dernier sondage publié dans le Jornal de Noticias. On y découvre que 80 % des sondés portugais estiment que les autorités ont bien fait de maintenir les restrictions sanitaires pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Malgré la diminution du nombre d'infections, de décès et même d'hospitalisations, près de la moitié des Portugais, 46 % des sondés au total, estiment que le confinement devrait durer jusqu'à Pâques.

Le président plaide pour un déconfinement progressif à partir de Pâques

Et c'est précisément l'objectif des autorités, malgré la pression sociale qui monte. Le déconfinement n'est donc pas pour tout de suite. Le président plaide pour qu'il soit progressif, par phases, seulement à partir de Pâques, car le nombre d'hospitalisations, notamment en soins intensifs, est encore deux fois supérieur à ce qui est recommandé par les médecins. Marcelo Rebelo de Sousa est contre un déconfinement par régions, comme le propose le leader de l'opposition, Rui Rio. Le chef de l'Etat appelle par ailleurs à un dépistage massif de la population. La pandémie, affirme-t-il, devrait prendre fin au Portugal "à la fin de l'été, ou au début de l'automne au plus tard".

C'est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi à partir de 7 h 30 pour un nouveau flash infos. Bon week-end !

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